Les causes fréquentes d'une infiltration par le toit
Sur les maisons girondines que nous inspectons, l'origine se répartit entre quelques familles bien identifiées. Les reconnaître aide à décrire le problème au téléphone et à comprendre le devis proposé ensuite.
Une tuile déplacée, fendue ou envolée
C'est le cas le plus simple et le plus courant après un coup de vent d'ouest. Une seule tuile décalée de deux centimètres suffit à faire entrer de l'eau à chaque pluie battante. Le gel, la marche d'un antenniste ou la chute d'une branche produisent le même effet.
Un solin ou un abergement fatigué
Le raccord entre la couverture et un mur, une souche de cheminée ou une fenêtre de toit constitue un point faible permanent. Le mortier se fissure, le zinc se décolle, le mastic ancien se rétracte. Beaucoup de fuites attribuées aux tuiles viennent en réalité de ces jonctions, qui relèvent du savoir-faire de zinguerie.
Une noue percée ou encombrée
La noue, cet angle rentrant où deux versants se rejoignent, concentre un gros volume d'eau. Feuilles, mousses et gravillons s'y accumulent et forment un barrage qui fait remonter l'eau sous les tuiles. Sur les noues en zinc anciennes, la corrosion finit par ouvrir de petits trous quasi invisibles depuis le sol.
Une gouttière qui déborde
Une descente bouchée renvoie l'eau vers l'égout du toit et vers le mur. Le résultat ressemble à une fuite de couverture alors qu'un simple nettoyage des chéneaux règle la question pour une saison entière.
Une ventilation absente et de la condensation
Toutes les gouttes ne viennent pas du ciel. Un comble mal ventilé, une salle de bains sans extraction ou un pare-vapeur percé produisent de la condensation sous la couverture : gouttes fines réparties sur toute la sous-face, bois humide au toucher, apparition par temps froid et sec.
Le distinguo est essentiel car aucune tuile changée ne résoudra ce phénomène. La réponse passe par des chatières, des closoirs ventilés et une reprise de l'isolation des rampants.